Et bien aujourd’hui, je redeviens un peu sérieuse le temps d’un post. J’ai envie de parler d’Architecture ce soir à travers un monument parisien très célèbre : la Sainte Chapelle située sur l’Île de la Cité. On passe souvent près de ce lieu sans le voir réellement compte tenu de son emplacement et on y entre peut-être encore moins, surtout à cause des nombreux touristes qui le visitent (Grr…) !
On ne le sait peut-être pas assez, mais cette chapelle qui s’inscrit en fait dans un complexe palatial est une véritable merveille architecturale par les moyens techniques qu’elle met en oeuvre. Bon, je ne vais pas faire une liste exhaustive de ses caractéristiques techniques, mais en quelques lignes, je vais essayer de résumer…
Donc : il s’agit d’une chapelle financée (en partie) par le roi Louis IX (vers le milieu du XIIIè siècle) qui a eu pour destination l’accueil des reliques de la Passion du Christ. Aussi, conçue comme une sorte d’écrin pour ces reliques, elle devait être particulièrement magnifique. Ce besoin de grandiose est renforcé par son emplacement de chapelle palatiale.
La Sainte Chapelle est en réalité composée par la supersposition de deux chapelles : la chapelle basse destinée à accueillir le culte paroissial et la chapelle haute réservée à la famille royale. Cette construction a posé des problèmes statiques très importants. Pour comprendre cela, il faut prendre en compte à la fois la hauteur globale de la chapelle et le poids de la chapelle haute qui repose sur la chapelle basse, qui lui sert donc de sous-bassement. Sans entrer dans des détails trop techniques, la hauteur de la chapelle basse étant inférieure à sa largeur, les poussées n’auraient pas été canalisées verticalement et la chapelle se serait effondrée. Mais, grâce à des procédés astucieux, les murs ont été comme dédoublés pour la chapelle basse ce qui a permis de réduire la largeur à voûter de façon fictive. En effet, l’édifice est entièrement voûté, mais au lieu de l’être en une seule fois, le voûtement est divisé en trois parties. En plus de cela, les arcs sont renforcés par des barres métalliques qui maintiennent les murs et les solidifient. Pour la chapelle haute, le dédoublement complet de la voûte entre celle-ci et les combles, au moyen d’une structure métallique imitant la voûte est une solution technique à la hauteur de l’importance de l’édifice. Le métal obtenu par une fusion très lente permet d’éviter sa déformation et empêche la formation de la rouille. Enfin, des barres métalliques transversales, enfoncées dans les contre-forts maintiennent aussi l’écartement des murs et empêchent donc leur déformation. 
Voilà… Je sais que mon post sur Le Verrou est probablement plus simple d’accès, mais j’adore l’architecture et je n’ai pas résisté à vous parler de la Sainte Chapelle qui est véritablement un édifice surprenant ! J’espère vous donner envie de la voir (si ce n’est déjà fait) ! Avis aux amateurs…







